Baccalauréat 2015 : le dopage serait inutile

La présidente de la mildéca, souhaite alerter les candidats au bac sur une surconsommation de produits afin de se booster pour les examens.

« Rester éveillé, rester concentré ». En général, il s’agit là des deux principales raisons qui conduisent des candidats au bac à recourir à des produits censés booster leur capacité cognitive. Alors que les épreuves du baccalauréat ont déjà débuté, la  Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildéca) entend alerter les candidats sur les supposés bienfaits de ces produits. Pour cette dernière, recourir à ces produits serait complètement inutile.

« La conduite dopante consiste en la consommation de produits pour surmonter une épreuve physique ou intellectuelle. Elle fait partie des pratiques à risque d’intoxication et/ou d’addiction » peut-on lire dans un communiqué de la Mildéca. « Le stress des lycéens est à son comble et peut favoriser le développement de conduites dopantes aux conséquences souvent sous-estimées par les familles ».

« Tout dopage est inutile et malvenu »

Dans un entretien accordé au Figaro, Danièle Jourdain Menninger présidente de la Mildeca, a réaffirmé la dangerosité de ces produits : « Il est parfaitement inutile de recourir à un médicament pour améliorer la concentration ou la mémoire, aucune étude scientifique ne permettant d’en démontrer l’efficacité« .

Pour palier à ces produits, elle recommande, «une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire des repas équilibrés et le respect du cycle de sommeil, ainsi que l’absence de pression parentale permettront mieux que tout médicament, au candidat, de passer ses épreuves en toute sérénité». La présidente de la Mildéca recommande les produits à base de plantes calmantes qui peuvent aider notamment pour les épreuves orales.

Les bacheliers, mais aussi les étudiants

Chaque année, en période d’examen, les bacheliers mais également les étudiants s’abreuvent de produits pour rester éveillé afin de réviser. De nombreux étudiants se procurent notamment des produits vendus sur internet, jugés à risque.